Maison Rosy Sed
Maison Rosy Sed
Née à Cotonou, formée entre Lomé et Paris, Rosy Sedjide a fondé sa Maison en 2014. Elle dessine pour des femmes qui n'ont rien à prouver — et tout à habiter.
Son obsession : la justesse d'une coupe, la patine d'une étoffe, la confidence d'un détail. Elle ne conçoit pas le vêtement comme un produit, mais comme un objet relationnel — une pièce que l'on reconnaît, que l'on transmet, que l'on habite.
De ses premières silhouettes pour les épouses de diplomates à ses pièces actuelles portées de Pointe-à-Pitre à Brooklyn, Rosy a refusé l'essor industriel, les collections-fleuves, le marketing du jour. Elle a choisi de rester rare. De rester juste.
« Je ne dessine pas pour qu'on me regarde. Je dessine pour qu'on se reconnaisse. »
Un atelier ouvert sur la mer, où la lumière entre de partout et où les tissus pendent comme des promesses.
Toute pièce commence par un dessin. Pas un moodboard, pas une référence Pinterest — un trait, sur un carnet, qui dit ce que la pièce doit faire.
Tracé à la règle et au pistolet sur papier kraft, ajusté sur mannequin, corrigé en toile. Aucune pièce n'arrive en confection sans ce passage.
Sur la grande table d'atelier, ciseaux longs, mains précises. Chaque tissu est posé dans le sens du fil, chaque coupe respecte le tomber prévu.
Couture machine pour les longueurs, couture main pour les finitions invisibles — ourlets, doublures, bordures. Ce qu'on ne voit pas est ce qui dure.
Repassage à la vapeur, contrôle au millimètre, étiquette signée, emballage en papier de soie. La pièce ne part qu'après accord de Rosy.
Nous achetons peu et bien. Les soies arrivent de Côme, les lins du Béarn, les dentelles de Calais. Les wax les plus précieux sont teints à la main dans des ateliers de Cotonou que nous connaissons depuis dix ans.
« Nous ne voulons pas grandir.
Nous voulons durer. »